
![]() |
Née en 1968 à Paris, je grandis entre une mère, danseuse classique de formation et un père cinéaste. J'ai, très tôt, la "chance" d'avoir des parents séparés et je bénéficie d'une initiation intensive au cinéma, un week-end sur deux, c'est l'activité principale.
A quatorze ans, j'organise, dans le cadre du lycée, une "grande exposition" sur les métiers, les techniques, les genres et l'histoire du cinéma ! L'été de mes quinze ans, je m'inscris en stage "atelier cinéma". Cette année-là, je découvre tous les films d'Andreï Tarkovski puis c'est le choc Fanny & Alexandre. A la sortie du film, je décide de faire le même métier que Monsieur Nikvist. Mon père meurt l'année du bac et j'ai besoin de temps pour revenir au cinéma. Deux années de classes préparatoires littéraires et deux autres en fac de lettres, pour y voir clair, mais aussi pour acquérir une certaine rigueur d'analyse et le goût de la recherche. J'intègre l'I.N.S.A.S. en 1989. A partir de 1992, parcours "classique" d'assistante caméra; je fais, pendant 10 ans, mon "apprentissage" avec deux directeurs de la photo, Robert Alazraki et Dominique Chapuis; j'y glane les ingrédients d'une cuisine personnelle que je décide de mettre en pratique à partir de 2003. |
|
Après une trentaine de courts et moyens métrages, le passage au long se fait avec Nuage de Sébastien Betbeder, sélectionné à Locarno et se confirme avec Les Inséparables de Christine Dory avec Marie Vialle et Guillaume Depardieu.
Depuis, j’ai fait l’image d’un premier film provisoirement intitulé «Où vas-tu Judith?» avec Isabelle Carré et Sergi Lopez, de Yves Thomas & Anne-Sophie de Daruvar. Je viens de terminer le tournage de la partie parisienne de «Chantrapas», le dernier film d’Otar Iosseliani, avec qui travailler est à la fois un grand plaisir et un défi. J’ai, parallèlement aux tournages, commencé à enseigner et à encadrer des formations continues, activité complémentaire et enrichissante. |
|